Mon compte citoyen Facebook Twitter Mettre le site en favori Envoyer un mail à la mairie Flux RSS du site
Accueil du site > Santé et solidarité > Portraits

Santé et solidarité

Dr Alain Atinault, Directeur de la Direction prélèvement greffe organes-tissus de l’Agence de la biomédecine

Prémière publication : 10/10/2012 | Mis à jour : 10/10/2012

Le docteur Alain Atinault, Directeur de la Direction prélèvement greffe organes-tissus de l’Agence de la biomédecine, a accepté de répondre à nos questions sur l’enjeu du don d’organe.

Pouvez-vous nous expliquer les enjeux du don d’organes ?
En 2011, près de 16 500 personnes étaient inscrites sur la liste nationale d’attente de greffe d’organes et seulement un tiers d’entre elles ont pu être greffées. Chaque année, près de 250 malades décèdent parce qu’ils n’ont pas pu bénéficier d’un organe. Les difficultés d’accès à la greffe représentent un vrai enjeu de santé publique. L’information sur le don d’organes est donc essentielle ; elle doit permettre d’aider chacun d’entre nous à se positionner et à décider, s’il souhaite ou non, faire don de ses organes après son décès et surtout en informer ses proches.

Quelles sont les orientations du Plan greffe 2012-2016 ?
Le plan greffe réaffirme la nécessité de développer l’ensemble des sources de greffons en présentant quatre objectifs ciblés :
Développer les greffes d’organes et de tissus réalisées à partir de donneurs décédés.
Augmenter la greffe rénale réalisée à partir de donneurs vivants.
Améliorer dans le long terme le suivi partagé des patients greffés et des donneurs vivants prélevés.
Promouvoir la recherche dans les domaines de compétences de l’Agence de la biomédecine.

Quelles sont les différentes formes de dons d’organes possibles ?
Le don d’organes peut être effectué après son décès ou de son vivant.
Lorsqu’il s’agit du don d’organes après son décès, on parle de donneur en mort encéphalique et de donneur décédé après arrêt cardiaque. Le donneur décédé en état de mort encéphalique est rare : il représente moins de 1 % des morts survenant à l’hôpital.
Le don d’organes de son vivant concerne essentiellement le rein et, dans une moindre mesure, un lobe de foie. Une personne majeure vivante, volontaire et en bonne santé peut donc donner un rein dans les conditions définies par la loi.

Quels sont les taux de réussite d’une greffe ?
La greffe est une thérapeutique efficace qui sauve des vies. Depuis 1991, en France, plus de 77 000 malades ont été greffés. Aujourd’hui, ce sont plus de 40 000 personnes qui vivent avec un organe greffé fonctionnel.

Quels ont été les progrès réalisés ces dernières années par la médecine en matière de greffe ?
Les progrès concernent principalement la conservation des organes à greffer dès lors qu’ils ont été prélevés. Nous pouvons notamment citer les machines à perfusion pour le rein qui permettent d’irriguer l’organe pendant son transport et éviter qu’il se détériore ou encore le travail sur les liquides de conservation dans lesquels sont plongés les organes prélevés avant la greffe. Les techniques chirurgicales évoluent également et sont moins invasives ; dans le cadre d’un don du vivant, le donneur pourra être prélevé du rein par cœlioscopie plutôt que par une incision. Enfin, l’avancée majeure reste l’arrivée sur le marché au début des années 1980 des immunossupresseurs ; (médicaments que prend le greffé et qui permet d’éviter le rejet du greffon). C’est grâce à ces médicaments et à leur évolution que les greffes ont pu se développer.

Le don d’organes est encore aujourd’hui un sujet tabou. Comment dépasser ce frein pour sensibiliser les gens à l’importance du don d’organe ?
Il est vrai qu’évoquer le don d’organes avec ses proches ou au sein de la cellule familiale et transmettre sa position personnelle sur ce sujet n’est pas une démarche naturelle et facile. Si la famille a dans son environnement proche un ami qui souffre d’une maladie chronique, c’est un moyen d’aborder le sujet. La discussion peut également être déclenchée par un événement extérieur, telles qu’une émission TV ou radio. Cette question du don d’organes sera rarement évoquée d’une façon formelle et nécessite donc un événement déclencheur. Dans tous les cas, les mots utilisés doivent être simples et tous les points de vue entendus et respectés.

Mairie de Joinville-le-Pont

23 rue de Paris

BP. 83 94344 Joinville-le-Pont Cedex

Tél. : 01 49 76 60 00

Mail : courrier@ville-joinville-le-pont.fr

Copyright © 2012 / ville de Joinville-le-Pont