Prévention des risques majeurs  

D’une manière générale, la prévention des risques majeurs s’appuie sur trois principaux volets



L’information préventive : assurer la mémoire du risque

Le principe général est que chaque citoyen a le droit de connaître les risques naturels ou technologiques susceptibles de se développer sur son lieu de vie, de travail, de vacances. Dans la pratique, il s’agit d’entretenir la « mémoire du risque » en sensibilisant les habitants.

Concrètement l’information préventive prend la forme suivante :

- Le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM)
C’est un document de sensibilisation établi au niveau départemental par le préfet destiné aux responsables et acteurs du risque majeur. Il recense les risques existants et les communes soumises à ces risques en définissant un ordre de priorité pour que tous les citoyens concernés soient informés. Dans le Val-de-Marne, le DDRM a été réalisé en 1998 : 45 communes du département sont concernées par au moins un risque et doivent en conséquence faire l’objet d’un Document Communal de Synthèse. Le Dossier Départemental des Risques Majeurs a été diffusé aux maires et à l’ensemble des acteurs du risque majeur. Il est consultable en mairie.

- Le Dossier Communal de Synthèse (DCS)
Établi conjointement entre l’Etat et une commune à partir du DDRM, le DCS définit le risque, les mesures de protection et de prévention à l’échelon communal et les consignes à appliquer par les habitants en cas de survenance du risque. Les DCS, non opposables aux tiers, doivent être réalisés dans toutes les communes recensées prioritaires dans le DDRM et notifiés aux maires concernés. Le DCS de Joinville-le-Pont a été élaboré en novembre 1998.

- Le Dossier d’Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM)
Établi à l’initiative du maire à partir des informations du DCS, le DICRIM est un document destiné à l’information des citoyens.

- La loi relative à la prévention des risques technologiques et naturels du 30 juillet 2003 impose aux maires une information des populations tous les deux ans et la pose obligatoire de repères de crues sur les édifices.

Les mesures d’urbanisme

Afin de limiter le risque, l’Etat met en place un certain nombre de règles limitant la vulnérabilité des biens et des personnes dans les zones touchées. Par exemple, dans une zone inondable, le rez-de-chaussée doit être surélevé. Ces règles sont compilées dans des Plan de Prévention des Risques (PPR). Joinville compte un PPR Inondation et peut être, bientôt, un PPR Mouvements de Terrains.

La gestion de crise via un Plan Communal de Sauvegarde

- A quoi sert un Plan Communal de Sauvegarde ?

Un Plan Communal de Sauvegarde est outil opérationnel permettant à la commune d’assurer ses principales missions dans le cadre de la gestion de crise :

- Comment est-il élaboré ?

L’élaboration d’un PCS est une affaire de spécialiste de la gestion de crise. La première étape vise à sensibiliser les services communaux, principaux acteurs du Plan, et à organiser la collecte des données nécessaire à l’élaboration du document : annuaires, recensement du matériel et des moyens d’hébergement, identification des zones à risque, etc. La deuxième étape permet de mettre en place le poste de commandement et son fonctionnement. C’est donc un ensemble de procédures à instruire en cas d’alerte. La troisième étape est un test du système mis en place.

- Une nouvelle obligation réglementaire :

Joinville n’a pas attendu que la loi l’y oblige pour mettre en place un PCS, la loi du 13 août 2004 de modernisation de la sécurité civile indique qu’un « Un plan communal de sauvegarde est obligatoire dans les communes les plus menacées, c’est-à-dire dotées d’un plan de prévention des risques naturels prévisibles approuvé ou comprises dans le champ d’application d’un plan particulier d’intervention. Il a pour objet d’organiser les mesures d’alerte et de protection des populations. »

- L’entraide, principal allié du PCS :

Le Plan Communal de Sauvegarde est un outil. Son application permet d’anticiper la crise et permet de la gérer lorsqu’elle survient. Pour autant si une inondation importante survenait, la solidarité resterait notre meilleure alliée.